mardi 1 décembre 2009

Nostalgie

Elle était persuadée que je m’étais débarrassée d’elle comme d’une vieille chaussette. Cela est évidemment faux ; on ne peut pas arrêter de voir quelqu’un avec qui on partageait tant de choses sans en éprouver le moindre chagrin. Un jour, alors que je courais dans un parc, je me suis arrêté devant un banc sur lequel nous avions passé trois heures à nous embrasser. C'était un matin d'hiver, il faisait très froid.

C'est sûrement à cause du froid que j'avais les joues toutes mouillées de larmes.

4 commentaires:

arabasta a dit…

شنوة؟ دورتها قصة قصيرة ماني؟

على كل حال حاجة هايلة برشة



J'aime bien, c'est toujours un plaisir de te lire :)

Roumi a dit…

Trois heures à s'embrasser : quel souffle ! :) C'est très mignon en tout cas.
Je repense aussi à des souvenirs de ce genre quand je passe dans certains endroits ; comme en plus on a tendance à favoriser des lieux précis pour nos rencontres on repasse souvent là où des souvenirs sont très puissants. C'est un inconvénient si l'on est d'humeur mélancolique et que chaque pas nous arrête ; c'est un avantage car on peut toujours tempérer un souvenir par un autre et il suffit de fabriquer au quotidien nos souvenirs de demain en ces lieux à forte empreinte sentimentale. Pour moi c'est le cas notamment du Jardin des Plantes... des belles plantes devrais-je dire ! :) J'y ai emmené beaucoup de monde et si tous ces souvenirs ne sont pas rétrospectivement très heureux, il ne tient qu'à moi de penser à ceux qui sont meilleurs et d'y inviter d'autres personnes pour tenter de multiplier les bons souvenirs.

MAD-DM a dit…

C'est émouvant. Pour sûr, il vaut mieux trois heures pareilles au froid qu'une heure au chaud à dire "Next" toutes les cinq minutes.

cactussa a dit…

c'est à elle que je pense!! les femmes sont plus sensible au chagrin damour !! :(