mardi 15 décembre 2009

Celui qui marche sur l’eau

Marcher sur l'eau n'est pas donné à tout le monde, car pour cela il faut d'abord savoir marcher sur la terre ferme. Mais ceux qui savent marcher sur la terre ferme sont rares, et c'est pour ça que marcher sur l'eau est réservé pour les bienheureux.
Celui qui sait marcher sur la surface mobile et glissante de l'eau ne peut plus rien craindre dans la vie, car il a accompli le plus difficile.
Au début il avance en hésitant et regarde, effrayé, les créatures de la mer qui s'agitent dans les profondeurs, sous ses pieds. Mais en regardant plus attentivement il se rendra compte que ces créatures le guident aux travers des Ténèbres vers la ville cachée qui s'appelle Atlantide. Cette ville, on ne peut la voir qu'à travers la surface dansante de l'eau.
Et celui qui marche sur l'eau sait apprivoiser les bêtes de la mer et elles lui font confiance. Ils avancent tous ensemble mais ne peuvent se parler. Le langage des poissons est inintelligible aux humains.
Il avance et il voit se refléter sur la surface de l'eau son propre visage. Et il n'a plus peur.
Il avance et il voit se refléter sur la surface de l'eau le disque doré du soleil. Et il n'a plus froid.

3 commentaires:

cactussa a dit…

un reve!!:)

Celui qui marche sur l'eau a dit…

Bonjour Mani
Ton message est aussi touffu que les moustaches de Nietzsche. Je l'ai lu avec attention en essayant de décrypter et comprendre le fond de ta pensée.
Marcher sur la Terre est assez pénible pour faire désespérer le meilleur parmi les hommes. Heureux sont ceux qui ont le courage et l'énergie pour aller au delà.

Mani l'Africain a dit…

@cactussa : pas un rêve, une vision !

@ celui qui marche sur l'eau : le style "touffu" et nietzschéen est intentionnel.

Bon, je te donne une clé de lecture : l'océan c'est l'inconscient, les bêtes de la mer sont nos fantasmes enfouis...

Il y a beaucoup de Jung dans ce texte.

j'espère que c'est un peu plus clair !